ma vie, mon fils, mon taf... Oh putain c'est vide quand même!
Je regarde autour de moi, dans la rue, dans le tramway, même mes amies, il y a des femmes enceintes partout, exhibant leur gros ventre, les poitrines gonflées (les jambes aussi d’ailleurs), affichant l’évidence, hurlant presque ; « j’ai eu une relation sexuelle !!! », c’est vulgaire, moi aussi je pourrais porter des vêtements indiquant ma dernière relation sexuelle, je ferais un copie de mon livret de famille et Hop je le mets en transfert sur un tee-shirt ! Tout le monde connaîtrait alors la date de mon dernier rapport. Mais en y repensant ce n’est pas ça le problème, j’y repensais l’autre jour, j’ai fais une découverte, violente, brutale…
Je veux un autre enfant
Enfin pas vraiment, je veux dire que Kevin est largement suffisant, pas la peine de me bouffer encore des nuits sans dormir, des tonnes de couches à changer, de me lever quatre fois dans la nuit pour chasser les monstres (à se demander ce que fait son nounours), les taches indélébiles sur les fringues et les anniversaires remplit de gosses hurlant et de parents sous prozac/whisky espérant la fin de leur enfer du mercredi après midi.
Non mais en fait reprendre dans mes bras un petit bout de chou, le voir hyper dépendant de moi, le voir progresser dans autre chose que la petite délinquance, je voudrais revivre les premiers pas, les mots prononcés et tous les trucs bien, mais en faisant l’impasse sur les trucs à la con.
Mais on ne peut pas louer un enfant, la loi de notre beau pays l’interdit, même pas pour une heure à le voir trotter, ou pour qu’il fasse des sourires en bavant, il faut passer par l’étape grossesse, angoisse, naissance, nuits sans sommeil, RDV chez le pédiatre etc.
Des amis ont eu une petite fille, pas jolie, rose, braillante, fripée, enfin un nouveau-né quoi. Je l’ai tenue dans mes bras et j’en aurais chialé.
Je deviens sensible moi.

Bona to vada